Ma part de lumière a rencontré ma part d'ombre,
Retentissement d'une bombe, je suis avide de ce monde,
Aujourd'hui me voilà sur ma propre tombe,
Le désespoir m'inonde, qui suis-je ? Quel est mon nom ?
On a marché sur mon honneur, on a craché sur mes valeurs,
En route, j'ai perdu mon bonheur, j'ai refait les mêmes erreurs,
J'ai souillé mon coeur, éliminé toutes mes peurs,
Une vie toujours au bord du précipice,
La lune m'a caché du soleil, on m'appelle éclipse,
Je voudrais qu'on en finisse, trop de supplice,
Sous un ciel gris où le noir et blanc règnent,
L'éclair en est la veine, je t'en supplie nuage ouvre tes plaies et saigne,
Fais couler sur ma terre, tes perles de pluie,
Comme les larmes qui s'écoulent de ma mélancolie,
Je t'en supplie, je t'en prie, fais moi tomber dans l'oubli,
Que je ne puisse jamais me relever,
Qu'on fasse comme si je n'avais jamais existé,
Mes plaies se décousent à chaque fois que je les panse,
Malchance, je me suis effondré de cette triste enfance,
Distance, j'ai résisté à ce vide, à cette carence,
En transe, j'avoue parfois pleuré leur absence,
Par chance, j'ai refusé le chemin de la délinquance,
Un instant, je reprend mon souffle,
Inspiration, je respire et l'inspiration me revient,
Est ce que tu le sens comment je souffre ?
Destruction, elle s'empire et plus rien ne me retient,
Quand je me penche sur ce gouffre,
Je vois ma lumière qui s'effile, qui se défile et puis s'éteint,
Comment pourrais-je rendre ce qu'on ne m'a pas donné ?
Je n'ai fait que suivre ma destinée, je ne veux plus pleuré,
Un texte apocalyptique, je sens venir mon apocalypse,
Comme ces tristes alcooliques, qui boivent à la santé d'une triste éthique,
Ou cet amoureux romantique qui se perd à cette femme qui n'aime que le physique,
Comme ce pauvre malade qui a atteint l'état critique,
Et qui doucement, en souffrance se meurt dans cette clinique,
On y est le vent souffle, les feuilles mortes discrètement s'élèvent, l'apogée a débuté,
Les étoiles deviennent poudre, le ciel doucement se perd, la terre commence a tremblé,
Et dans un coup de foudre, un bruit de tonnerre, j'ai vu disparaître ma voie lactée,
Et jusqu'a mon dernier souffle, je n'ai plus aucun regret, je suis mort en Ange damné.